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10 IDEES RECUES SUR L’ART CONTEMPORAIN !

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le 20 février 2024, par Patrick DENNY, art advisor & galeriste

« L’art contemporain c’est pour les riches », « Un enfant de 5 ans en ferait autant »… Qui n’a jamais été confronté à ces clichés lors d’une visite d’exposition ? Je vous propose un « kit de survie » pour contrer les sceptiques ! Voici 10 idées reçues sur l’art contemporain que vous pourrez bientôt balayer d’un revers de main…

Idée reçue N°1: L’art contemporain = on aime ou on n’aime pas !

Tiens donc, serait-il donc réduit à un seul type ?

S’il y a bien une caractéristique incontestable de l’art contemporain, c’est sa diversité et son impossibilité à être défini de manière uniforme.

Dire « je n’aime pas l’art contemporain » sous-entendrait connaître TOUTES ses facettes, ce qui est tout simplement impossible étant donné la multitude d’œuvres, de styles et de courants qui coexistent.

De plus, les goûts évoluent avec le temps, réservant ainsi de belles surprises !

Idée reçue N°2 : Non mais attendez, moi aussi je peux le faire !

Cette idée reçue est sans doute l’une des plus répandues concernant l’art contemporain. Cependant, elle oublie souvent qu’il y a derrière chaque œuvre un artiste, un travail, une démarche artistique soigneusement réfléchie.

Invitez donc ces sceptiques à s’approcher des œuvres, à lire les cartels qui les accompagnent, à feuilleter les catalogues d’expositions et à se renseigner sur l’artiste.

S’ils persistent dans leur conviction de pouvoir faire aussi bien, voire mieux, encouragez-les à se lancer ! Qui sait, un artiste sommeille peut-être en eux ?

Idée reçue N°3 : L’art contemporain, une affaire de riches !

Soyons honnêtes, si vous cherchez une œuvre d’Andy Warhol ou de Jeff Koons, vous devrez probablement casser votre tirelire.

Cependant, il est important de noter que l’art « contemporain » englobe également des artistes émergents, ce qui signifie des prix plus accessibles !

Il existe tant d’artistes talentueux, peu ou pas encore connus, qui proposent leurs œuvres à partir de quelques centaines d’euros pour des éditions. On en propose aussi chez nous !

Idée reçue N°4 : L’art contemporain, de toute façon c’est pour les snobs…

Croire que l’art contemporain est réservé aux snobs est une illusion.

Certes, des personnes « snobs » s’intéressent à l’art, et il est vrai que l’art peut être perçu comme étant accessible principalement à une élite sociale et intellectuelle.

Cependant, l’art est bien plus que cela ! Par essence, il est universel et indéfinissable, touchant toutes les classes sociales, traversant les époques et les cultures.

Il y en a pour tout le monde et pour tous les goûts. Si vous entendez encore que l’art est réservé aux snobs, invitez ces sceptiques à explorer les galeries et les musées. Cela fera toujours un visiteur snob de moins !

Idée reçue N°5 : Et ça, c’est censé être beau ?

Cette question nous ramène instantanément à nos anciens cours de philosophie.

Si une œuvre ne nous semble pas belle, c’est simplement parce qu’elle ne nous touche pas, et que nous n’y sommes pas réceptifs.

Mais cela n’a rien de grave ! La beauté est, par essence, relative et subjective. Si une œuvre ne nous plaît pas, il suffit de passer notre chemin et d’explorer ce que d’autres artistes ont à nous offrir.

En réalité, il est même réjouissant de constater que tout le monde n’apprécie pas les mêmes choses, car cela nous évite de nous battre sans relâche pour les acquérir. La diversité est une belle chose !

Idée reçue N°6 : Je n’y connais rien, ce n’est pas pour moi !

Beaucoup pensent à tort qu’il faut posséder une certaine expertise pour comprendre l’art contemporain.

Pourtant, contrairement à l’apprentissage d’une langue qui nécessite une étude approfondie pour en maîtriser les subtilités, le langage de l’art fait appel, plus que tout autre domaine, à l’émotion.

Vos yeux, vos émotions, vos pensées et votre mémoire sont autant d’éléments qui seront stimulés par une œuvre d’art. Cette dernière vous touchera d’autant plus qu’elle ne délivre pas un message clair et officiel, permettant ainsi à votre sensibilité de s’approprier l’œuvre.

En somme, l’art est accessible à tous, indépendamment du niveau de connaissance préalable.

Idée reçue N°7 : Ce qui marche c’est la provoc’ !

Mais que signifie exactement « ce qui marche » ?

Si l’on parle du marché de l’art, ce n’est pas tout à fait vrai.

De nombreuses œuvres qualifiées de « provocantes » ne trouveront pas preneurs, car considérées comme trop choquantes ou excessives.

En revanche, d’un point de vue de l’histoire de l’art, ce n’est pas totalement faux. Ce qui pouvait être perçu comme de la provocation à une certaine époque, comme les œuvres de Caravage ou de Manet, nous paraît aujourd’hui tout à fait acceptable.

Bousculer et repousser les limites fait aussi partie du rôle des artistes.

Idée reçue N°8 : Ce n'est qu'une histoire d'argent !

Il est indéniable que l’argent joue un rôle prépondérant dans notre société.

Il est vrai que le prix d’une œuvre est souvent déterminé par des facteurs qui peuvent sembler superficiels, tels que le réseau et l’influence de l’artiste et de son galeriste, et qu’il ne reflète pas nécessairement la qualité intrinsèque de l’œuvre.

Cependant, il ne faut pas se limiter aux quelques centaines d’artistes qui font les gros titres et sont exposés dans les grandes foires internationales.

Il est important de garder à l’esprit que l’immense majorité des artistes ne parviennent pas à vivre de leur art, et que de nombreux galeristes ont également du mal à joindre les deux bouts. Cela témoigne du fait que c’est avant tout l’amour de l’art qui les anime.

Idée reçue N°9 : Ce n'est qu'une histoire d'argent !

Nous regrettons de devoir déconstruire le mythe de l’artiste maudit et tourmenté.

Ce n’est pas parce qu’un artiste possède une sensibilité particulière et s’efforce de percevoir le monde sous un angle différent qu’il est nécessairement asocial, renfermé, voire atteint de folie.

Ce sont des individus comme les autres, avec leurs défauts et leurs particularités, mais tout aussi réels et humains.

Idée reçue N°10 : À quoi ça sert ?

Très souvent, le sceptique répondra à cette question avant même que vous ayez eu le temps d’y répondre : « L’art ça ne sert à rien. »

Mais c’est justement là l’essence même de l’art : il ne sert pas un but spécifique !

C’est un élément libre, une conception insaisissable et en perpétuelle évolution. Il est le reflet d’une pensée, d’une émotion, d’une époque, d’un acte… À quoi bon se poser une telle question, alors que la réponse dépend de chacun ?

Je m'appelle Patrick DENNY, je suis galeriste et collectionne de l'art depuis plus de 20 ans. Je partage avec vous mes connaissances pour démystifier cet univers fascinant et surtout vous aider à faire les bons choix !
sources :
Riseart /Connaissance des arts / Moi-même !

QUI SONT LES NOUVEAUX COLLECTIONNEURS D’ART ?

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le 15 février 2024, par Patrick DENNY, art advisor & galeriste

Les collectionneurs d’œuvres d’art ont depuis longtemps occupé une place de choix dans l’évolution de l’art et des goûts esthétiques, jouant un rôle crucial dans le marché artistique. Leur influence s’étend également aux tendances futures du marché. Cependant, les collectionneurs d’art contemporain se démarquent nettement de leurs prédécesseurs, leurs profils évoluant en réponse à l’avènement de l’art numérique. Cette montée en puissance de l’art numérique a également donné naissance à de nouveaux types de collectionneurs.

Nous allons tenter d’approfondir dans cet article l’identité des nouveaux collectionneurs.

Génération Z : les futurs acteurs du marché de l'art

Une nouvelle vague de collectionneurs émerge, occupant une position de plus en plus significative sur le marché de l’art : les jeunes collectionneurs d’art, également connus sous le nom de Génération Z, couvrant une tranche d’âge jusqu’à 25 ans. Ils portent un vif intérêt au développement de collections artistiques.

La génération Z, en tant que moteur du marché de l’art, redéfinit les tendances en matière de collection d’œuvres d’art. Ces jeunes collectionneurs sont à l’avant-garde d’une transformation numérique majeure, propulsant le marché de l’art en ligne vers des chiffres impressionnants, estimés à 16 milliards d’euros d’ici à 2030.

Grâce à la technologie et aux réseaux sociaux, la génération Z perçoit l’art comme une extension de leur identité personnelle. Répartis aux États-Unis, en Europe et surtout en Asie, ces jeunes collectionneurs aisés sont en passe de devenir des acteurs incontournables pour les maisons de vente aux enchères internationales.

Au premier semestre de 2023, les milléniaux fortunés d’Asie ont dépensé en moyenne 55 000 euros en œuvres d’art, suivis de près par les jeunes de la génération Z, qui ont investi 52 000 euros.

Selon les prévisions de l’enquête Art Basel & UBS de 2023, cette jeune génération est destinée à constituer un patrimoine considérable, pouvant atteindre jusqu’à 65 000 milliards d’euro d’ici à 2030.

Comment la génération Z se distingue-elle de ses prédécesseurs ?

Les jeunes acheteurs d’art sont plus poussés par des objectifs d’investissement et se tournent vers les artistes émergents, ainsi que vers l’art engagé socialement, tels que les artistes indigènes.

En outre, ils sont davantage enclins à analyser les aspirations de certains artistes plutôt qu’à se focaliser sur l’histoire de l’art, comme l’ont fait les générations précédentes. En 2023, les milléniaux privilégient les sculptures, les installations, et la photographie.

Les collectionneurs de la Génération Z ont dépassé les dépenses dans l’art numérique et les impressions. Les jeunes acheteurs accordent de l’importance aux artistes émergents dans leur collection (64 %), ce qui révèle un changement de priorités par rapport à la génération précédente. Il est à noter que les artistes de renom, réputés dans le domaine, sont moins prisés par les jeunes collectionneurs (11 %) que par leurs collègues plus âgés (23 %).

La technologie a aussi simplifié, accéléré et sécurisé l’acquisition d’œuvres d’art en ligne, incitant les jeunes acheteurs à effectuer des achats, et ce même à des prix plus élevés.

Le paysage évolutif des collectionneurs de la génération Z est une force dynamique qui détermine le futur du marché de l’art.

QUID DE L'ACHAT EN LIGNE ?

La métamorphose du marché mondial de l’art s’accompagne de l’émergence d’une nouvelle génération de clients, principalement des investisseurs. Une étude réalisée par Hiscox révèle une tendance croissante chez les millennials à acheter des œuvres d’art en ligne, une pratique tout à fait normale. De manière surprenante, cette tendance s’observe également chez les générations plus âgées, telles que la génération X et les baby-boomers.

La facilité d’accès à l’information, la transparence des prix et la garantie de qualité sont souvent citées comme les principaux avantages des transactions en ligne. Environ un tiers des jeunes acheteurs et près de 40 % des nouveaux acheteurs d’art ont affirmé avoir effectué leur premier achat d’œuvre d’art en ligne. Ainsi, le marché en ligne joue un rôle crucial dans l’attraction des nouvelles générations de collectionneurs. Bien que les jeunes acheteurs soient plus enclins à explorer différentes plateformes, la majorité des acheteurs, quel que soit leur âge, restent fidèles à leurs places de marché préférées.

 

Les millennials se distinguent également par leur propension à prendre des risques lorsqu’ils investissent dans des produits artistiques, une attitude moins courante chez leurs aînés. Par conséquent, ils utilisent les médias sociaux non seulement pour acheter des œuvres d’art, mais aussi pour approfondir leurs connaissances dans ce domaine.

En 2023, 29 % des acheteurs d’art ont affirmé avoir acquis des œuvres directement via Instagram. Parmi les acheteurs de moins de 35 ans, ce chiffre atteint 42 % pour les 12 derniers mois. Instagram s’impose ainsi comme un outil de marketing essentiel pour les artistes et les galeries, permettant de cultiver des relations basées sur la confiance et l’intérêt avec les jeunes générations.

Par ailleurs, les chercheurs à l’origine de la dernière étude conjointe d’Art Basel et d’UBS soulignent l’existence de différences régionales en matière d’achats d’œuvres d’art, tant en ligne que hors ligne. Notamment, à Taïwan, au Brésil et en Allemagne, une proportion plus élevée d’acheteurs que la moyenne privilégient l’accès aux ventes des marchands en ligne. En revanche, au Japon et en Chine métropolitaine pour l’année 2023, ces proportions sont plus faibles.

Je m'appelle Patrick DENNY, je suis galeriste et collectionne de l'art depuis plus de 20 ans. Je partage avec vous mes connaissances pour démystifier cet univers fascinant et surtout vous aider à faire les bons choix !
sources :
Artsper / Sotheby's /Connaissance des arts / Moi-même !